UMFK

Mon 5 Cents

Part 5 of 5

NOTE: The traditional tale of Petit Jean, as told to me by Mr. Thadée Lausier of Grand Isle in the 1970s when I worked summers for Prof. Roger Paradis at UMFK, is 2,500 words long. It obviously is too long for this column which is about 400 words long. So, the tale will be told in five installments. You will notice many more details than previously shared in this column.

To hear Mr. Lausier tell this tale, go to the Acadian Archives of the University of Maine at Fort Kent and ask to listen to the CD.

It will not be translated. 

P’tit Jean étais fier de son coup. Y r’tourne a l’étable pi y conte toute ça a Gros Gris en riant. Gros Gris dit, “Demain matin vous allez encore jouer a la cachette. Tu ira au milieu du verger. Tu va ouaire un beau gros t’ahbre de pomme. Tu grimpera dans l’toppe de l’ahbre. La tu va trouver une p’tite pommette verte a moitié pouris. Tu prendera ton couteaux de poche pi to commencera a éplûcher la pommette.”

L’lendemain matin le vieux magicien vien a l’étable très de bonne heure pi y dit a P’tit Jean, “Ont jouent encore a cachette pi c’est toué qui conte!” pi y disparais.

Quand P’tit Jean a fini de conter y va au milieu du verger ou y trouve un beau gros t’ahbre de pomme, remplis de belle pomme rouge. P’tit Jean grimpe jusqu’au toppe de l’ahbre. Y avais une p’tite pommette verte a moitié pouris. P’tit Jean commence a éplûcher la p’tite pommette. BANG! La pommette devien le vieux magicien. Y étais encore plus malin que la journée d’avant. Y étais assez faché qu’y avais d’la misére a parler. “Mon! Mon! Mon p’tit snoreau! Mon p’tit vera! Mon! Mon! Mon! Demain! Demain! On ouaira b’en demain qui va gagner!” pi y disparais.

P’tit Jean avais assez envie d’rire que c’est effrayable. Voir le vieux magicien trembler de rage l’avais fessé assez drôle qu’y avais envie de buster. Y s’dépêche pour aller a l’étable conter toute ça a Gros Gris. Mais Gros Gris riais pas. “Ris pas, P’tit Jean! Le vieux magicien a figuré que shu un joual magique. Y va mnir s’t’enuite pi y va m’tuer.”

P’tit Jean cri a tous coeur, “Non! J’va tuer l’vieux magicien!”

Gros Gris dit, “C’t’enuit ride moué d’un boute du ciel a l’autre, aussi vite que tu peut. Ramasse me sueur dans un crûchons. Demain matin frotte moué avec ma sueur. Asteur, couche toué pi r’pose toué une p’tite secouse.”

Aussitôt que l’soleil étais couché P’tit Jean saute su’ Gros Gris pi y décolle tou’ ‘es deux a pliene vitesse, d’un boute du ciel a l’autre, aussi vite que possible. P’tit Jeaan ramasse un crûchon de sueur de Gros Gris pi y r’tourne a l’étable, épuisés.

L’lendemain matin P’tit Jean s’reveille en peur. Gros Gris étais mort. “Gros Gris,” dit P’tit Jean tous bas, les larmes aux yeux. “Gros Gris, reveille toué.’ Rien. Gros Gris étais vraisment mort. P’tit Jean prend le crûchon de sueur pi y commence a frotter Gros Gros. Y frottais pi y frottais pi y frottais pi rien arrivais. Y continue a frotter pi a frotter, ses larmes se mélans avec la sueur a Gros Gris. 

NEXT WEEK: The exciting conclusion.

Don Levesque is a Grand Isle native who worked in community journalism for almost 35 years. He was the publisher and editor of the St. John Valley Times for 15 years prior to retiring in 2010. He wrote a weekly newspaper column, called Mon 5¢, in the Valley Times for more than 20 years. He has been inducted into the Maine Journalism Hall of Fame and the Maine Franco-American Hall of Fame.

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